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L’Inflation ?

Pourquoi parler aujourd’hui du retour de l’inflation ?

Tout simplement car celle-ci pourrait revenir et elle aurait des avantages et des inconvénients.

La France a eu une inflation de -0.3% en décembre et 0.9 % en janvier.

Quelques chiffres ! Avec l’émission de 750 milliards de dettes européennes afin de soutenir notre économie, 5 000 milliards de dollars dans le monde, il faudra un jour penser à rembourser. Pour la France, 120 % de dettes et, nos 45% de prélèvements obligatoires par rapport à son PIB, nous sommes dans le peloton de tête, et donc nos marges de manœuvre en sont réduites.

Notre cher président pense que ce remboursement se fera par la remontée de la croissance économique. Plus d’activité, plus de consommations donc plus de rentrées fiscales.

Je suis personnellement plus perplexe par ce raisonnement car n’oublions pas que cela fait 40 ans que chaque gouvernement table sur la croissance économique pour équilibrer son budget de l’année prochaine, et nous avons vu ce que cela a donné.

Ce serait illusoire de penser que la croissance serait enfin là de façon importante et pérenne, et qu’elle nous donnera la capacité de rembourser.

Pourquoi l’inflation pourrait-elle revenir ? Avec la crise du covid et la « marche arrière » faite dans les échanges internationaux, les énormes plans de relance des économies seraient susceptibles de doper l’activité économique au point de voir une surchauffe, la prise de conscience des problèmes environnementaux, la production se fera de plus en plus local. (L’Europe a un coût de production au-dessus de la moyenne notamment dû à nos normes sociales). Même si le coût de l’énergie a baissé dernièrement, ce phénomène n’est que temporaire, et nous devrions avoir une augmentation régulière du prix de l’énergie à moyen terme. Tous ces phénomènes militeraient pour un retour de l’inflation.

L’inflation, si elle revenait, serait une partie de la solution. Elle nous faciliterait le remboursement de cette dette colossale. Nous rembourserions une partie de nos dettes en « monnaie de singe ». C’est l’avantage !

L’inconvénient serait pour tous ceux qui touchent des rentes. Leurs pouvoirs d’achat en seraient réduits d’autant.

Alors face à cette possibilité, cette hypothèse, où faudrait-il investir ?

Évidemment, il faudrait éviter d’être sur des solutions à rendement fixe comme l’ensemble des marchés obligataires (fonds en euros, et fonds obligataires de sociétés privées).

Il faudrait plutôt privilégier :

  •  Les marchés de l’immobilier ; mais lequel ? Bureaux, locaux commerciaux, bâtiments industriels, habitations ? Dans quelles villes ? Dans quelles régions, ou dans quels pays européens ?
  • Les marchés actions car c’est l’activité économique. Les entreprises peuvent augmenter les prix facilement et donc s’adapter rapidement à l’inflation en empruntant à taux fixe. Mais quels marchés ? Les grosses, les moyennes ou les petites valeurs ? Quelles zones géographiques ? quelles thématiques ? Growth ou value ?
  • L’or bien sûr, pour ceux qui pensent revenir à la république de Weimar. En parlant d’Allemagne, n’oublions pas qu’aujourd’hui c’est elle qui domine l’Europe, et qu’elle ne veut en aucun cas revivre cela…
  • Et pourquoi pas la terre agricole qui a perdu de sa valeur depuis 40 ans et qui remonte un peu aujourd’hui.

Nous surveillons avec beaucoup d’attention cette actualité.

Bien à vous.

Très cordialement.

Pierre Emmanuel JOSEPH