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COVID 19

Plus mortel que la grippe saisonnière, mais moins virulent que les précédentes épidémies liées à un coronavirus : voilà où semble se situer la dangerosité de cette nouvelle maladie dénommée Covid-19.

Taux de mortalité légèrement supérieur à 3%.

En outre, la dangerosité d’une maladie ne dépend pas seulement du taux de mortalité, mais aussi de sa faculté à se répandre plus ou moins largement.

Les spécialistes semblent s’accorder sur le fait que chaque malade infecterait entre deux et trois personnes en l’absence de mesures de contrôle (ce qu’on appelle le « taux de reproduction de base » de la maladie, ou R0). C’est plus que la grippe (1,3), nettement moins que la rougeole (plus de 12), et comparable au Sras (3).

Evitons les bains de foules …

Le risque sanitaire lié au corona virus prend le relais des risques politiques qui avaient nettement diminué en fin d’année 2019 et vient perturber les investisseurs qui commençaient à se positionner sur une reprise cyclique. Toute la hausse des derniers mois, liée à la correction de l’excès de pessimisme des marchés et la quasi-disparition des angoisses de récession, s’efface sous l’effet corona virus.

Le sujet n’est pas le taux de mortalité lié à l’épidémie, mais le confinement que cette crise sanitaire impose. La durée du confinement sera décisive. L’offre qui ne peut satisfaire la demande a un impact sur le PIB mondial. Cela a tendance à diminuer fortement les stocks au sein des entreprises qui ont du mal à se reconstituer.

L’épidémie du corona virus serait-elle la première épidémie a entraîné une récession ?

La pandémie mondiale qui menace entraîne nécessairement une baisse de marché à court terme. Si on se projette sur ces prochains mois, des bonnes nouvelles concernant cette épidémie (vaccin par exemple) entraîneraient un net rebond des valeurs cycliques, en lien avec le besoin fort de reconstituer rapidement les stocks.

Nous pensons qu’il faut profiter de cet environnement chahuté pour être constructif dans ses allocations et profiter de l’alignement des planètes qui se dessine d’un point de vue fondamentale : taux très bas pour longtemps, pas de récession (questionnée par le corona virus) et ESG (réconciliation des épargnants avec la bourse).

Point marchés

Macro_

Si l’impact définitif du virus est encore incertain, son extension et sa gravité restent limitées. Jusqu’ici, les données économiques pointaient vers une amélioration des perspectives de croissance et la réaction de politique économique est forte, notamment en Chine. Les banques centrales et les gouvernements en Europe et aux Etats-Unis restent alertes et prêts à soutenir leur économie par la politique monétaire et budgétaire.

Marchés_

Les marchés étaient mûrs pour une correction après une progression très rapide depuis octobre 2019. La correction intervient cette semaine sur des segments de marché où les valorisations étaient devenues élevées et le positionnement spéculatif très fort. Les investisseurs systématiques et contraints en risque ont amplifié le mouvement après une séquence marquée par une certaine complaisance. Ces ventes forcées se reflètent dans une corrélation entre actifs très forte ces derniers jours.

Nos allocations étant prudentes et axées principalement sur le crédit, nous attendions un point d’entrée afin de nous positionner sur les marchés actions.

Nous voyons cette correction comme un point d’entrée à moyen terme. Certains actifs de qualité ont été injustement impactés par le mouvement et offrent désormais des perspectives attractives.

A bientôt,

Très cordialement.

P E JOSEPH